Ensemble Alia Mens - Olivier Spilmont

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"J'avais crû qu'en vous aymant"

Prog Aymant
Prélude de la suite en mi mineur, Marin Marais
« Pourquoy doux rossignol ? », Jean-Baptiste Bousset
Sarabande, Louis Couperin
Sarabande, Gaspard Leroux
Rondeau champêtre, Marin Marais
Rondeau plaintif, Jacques Hotteterre
« Vos mépris chaque jour », Michel Lambert
Passacaille d'Armide, Jean-Baptiste Lully
« Ombre de mon amant », Michel Lambert
« J'avais crû qu'en vous aymant », Anonyme
Les voix humaines, Marin Marais
La Fürstemberg, Anonyme
« Que mon martire me seroit doux », Anonyme
« Ah ! que ces bois, ces ruisseaux, ces fontaines », Anonyme
Chaconne François, Couperin
« La jeune Iris », Anonyme

Annie Dufresne, soprano
Dominique Vasseur, flûtes
François Joubert-Caillet, viole de gambe
Andréas Linos, viole de gambe
Jérôme Vidaller, basse de violon
Eulalie Poinsignon, clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction


Ce programme propose un reflet de la vie musicale en France à la charnière des XVIIème et XVIIIème siècles.
Nous avons élaboré plusieurs « suites » ou divertissements faisant entendre dans une même continuité pièces instrumentales et airs de Cour français, ou encore quelques « brunettes » (« J 'avais crû qu'en vous aymant » , « La jeune Iris ») au « caractère tendre, aisé, naturel, qui flatte toujours, sans lasser jamais et qui va beaucoup plus au Coeur qu'à l'Esprit » (Leserf de la Viéville, dans « Comparaison de la musique italienne et de la musique française », 1705).
Michel Pignolet de Montéclair, dans son recueil de « brunettes anciennes et modernes » vante les qualités de ces petits airs tendres qui, selon lui, forment « le goût et le beau toucher ».
Pour interpréter ces airs « il faut, non seulement, avoir un génie naturel, un goût délicat, une disposition tendre dans la main, mais il faut encore beaucoup d’Âme pour leur donner l'expression qu'ils demendent dont très peu de gens sont capables.
Il faut posséder le véritable goût, simple et onctueux, avec un toucher insinuant. » Bénigne de Bacilly ajoute : « Ces sortes d'airs, qui paroissent communs sur le papier, ou qui le sont en effet, sont bien relevez de ce défaut par les ornements que l'on y adjouste et par la manière de les exécuter. »
A ce répertoire plus ou moins inédit de brunettes est venu s'ajouter naturellement quelques pièces « travaillées » pour les instruments qui accompagnent. En cela, nous ne faisons que refléter l'esprit de la pratique aristocratique mais aussi celui des simples parties de campagne où l'on faisait voisiner les airs les plus simples aux compositions savantes écrites pour la viole de gambe, la flûte et le clavecin.
Dans ce même esprit, nous avons construit des suites respectant l'alternance naturelle de la danse dans lesquelles différents compositeurs dialoguent. Une musique purement française et particularisée comme telle. Mais, à ce titre justement, une musique goûtée et copiée partout en Europe.