Ensemble Alia Mens - Olivier Spilmont

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Concerti pour clavecins

Prog Bach Johann Sebastian BACH 1685-1750

Concerto en ré mineur BWV 1063
Pour trois clavecins, deux violons, alto et basse continue
Allegro - Alla Siciliano - Allegro
Concerto en do majeur BWV 1061
Pour deux clavecins, deux violons, alto et basse continue
Allegro – Adagio - Avero - Largo – Fuga
Concerto en do mineur BWV 1060
Pour deux clavecins, deux violons, alto et basse continue
Allegro - Adagio - Allegro
Concerto en do majeur, BWV 1064
Pour trois clavecins, deux violons, alto et basse continue
Allegro – Adagio – Allegro assai

Ryo Terakado, premier violon
Sophie Gent, second violon
Simon Heyerick, alto
James Munro, violone
Olivier Spilmont, clavecin
Maude Gratton, clavecin
Pierre Hantaï, clavecin et direction


L’origine des somptueux concerti pour trois clavecins de Bach n’est pas précise, mais il est probable qu’ils furent destinés aux concerts du Collegium Musicum de Leipzig fondé par Georg Philipp Telemann en 1702 et animé par Bach entre 1729 et 1741. On sait que Bach aimait s’y produire en soliste, ou accompagné par ses élèves ou ses fils, Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emmanuel.
C’est pour enrichir et renouveler le répertoire de ses concerts, que, par facilité sans doute, il choisit de transcrire pour clavecin des concerti antérieurement destinés à d’autres formations. C’est pourquoi nous connaissons le Concerto pour deux clavecins BWV 1060 dans sa version originale pour violon et hautbois. Seul le concerto pour deux clavecins BWV 1061 semble bien être une page originale où l’orchestre joue un rôle très réduit, laissant les solistes s’exprimer avec une superbe éloquence jusqu’à la magistrale fugue finale.
L’origine des concerti pour trois clavecins BWV 1063 et BWV 1064 n’est pas plus précise. S’agit-il d’adaptations de concerti pour violon réalisées par Bach ou d’oeuvres authentiques ? Toujours est il que la sonorité des trois instruments à clavier réunis scintille d’un éclat fascinant et la richesse contrapuntique des mouvements vifs initiaux est aussi remarquable que l’exubérance des finales.